Bourses récompenses Simon Forget

Encourager la persévérance scolaire

Créées en mémoire de Simon Forget, enseignant d’Histoire-Géographie au Collège Stanislas de Montréal décédé en 2020, les bourses récompenses Simon-Forget visent à perpétuer les valeurs de travail et de persévérance qui étaient chères à Simon, en récompensant chaque année les efforts et la motivation d’élèves qui se seront dépassés pour atteindre leur propre réussite.

Trois bourses de $500 sont accordées à des élèves de 4ème et de 3 ème de Montréal et de Québec selon un processus de sélection impliquant les professeurs de chacun des niveaux.

En 2022, les bourses seront réparties de la façon suivante:

  • Une Bourse récompense Simon Forget pour un élève de 4e du campus de Montréal
  • Une Bourse récompense Simon Forget pour un élève de 3e du campus de Montréal
  • Une Bourse récompense Simon Forget pour un élève de 3e du campus de Québec

Les résultats des boursiers seront connus lors de la cérémonie de remise des bourses qui aura lieu cette année en même temps que le Gala d'excellence du Collège, le 22 juin prochain au Théatre Outremont


Ayant oeuvré près de 15 ans au sein de l’établissement, Simon faisait partie de ces professeurs qui marquent la vie de leurs étudiants, les inspirent et les guident. Les nombreux témoignages de ses élèves et anciens élèves, leurs parents et ses collègues sont unanimes pour souligner sa gentillesse, sa générosité et son engagement au service des élèves:

M.Forget pour ses élèves, Simon pour ses collègues…Il aura faitl’unanimité. Il nous aura impressionné par son engagement auprès des élèves, tâchant, pour chacun d’eux, de consacrer temps et patience, à redonner confiance, et à croire qu’avec de la persévérance, chacun trouvera sa voie vers sa propre réussite, que le succès est possible à force d’y croire et d’y travailler. Simon Forget a marqué ainsi durablement toute une génération d’élèves. Nous ne l’oublierons jamais. 

Sylvie Molé, professeur d’histoire-géographie – emc

Simon, dont nous faisons mémoire ce soir, Simon, mon ami, est mort le samedi 2 mai 2020, s’en allant pour toujours vers cet Ailleurs mystérieux, me laissant seul avec ma peine, mes questions, et mes regrets.

Depuis ce jour infiniment triste où mon ami s’en est allé, venir à Stan pour moi, ce n’est plus pareil : Simon n’y est plus. Avant, Simon, je le voyais ou croisais partout…Maintenant, tout Stan me rappelle son absence : le placard que nous partagions; le casier qu’il occupait, devenu le mien;  les corridors de Stan, où je le vois déambulant entre deux salles de cours…. Là où son fantôme se fait le plus présent, c’est dans la salle d’ordi des profs, où, presque toujours au même poste, il donnait allègrement du stylo rouge sur des copies d’élèves, si concentré, si pressé – pourquoi si vite, Simon ? Parce que… « je n’aime pas corriger », m’avait-il confié un jour. Dans cette salle, où je suis souvent seul les vendredis soirs, il m’est si proche que je lui parle souvent, comme s’il était encore là pour m’entendre et me répondre… Lui parler me le rend présent, presque vivant. 

Oui, Simon est parti; pourtant, pour moi, il est encore partout : il est devenu un fantôme bienveillant, LE fantôme de ma vie, que je refuse obstinément de laisser partir; un fantôme qui est le compagnon dont j’ai tant besoin pour continuer sereinement ma route. Chaque jour, quand j’endosse mon badge avant d’entrer au collège, je pense à lui, qui n’a plus la chance et le bonheur de le faire. J’endosse alors ce qu’il m’a laissé en héritage : le désir de donner aux élèves le meilleur de ce que je suis – et non seulement de ce que je sais -, le désir de semer l’espérance de la réussite dans le cœur de ceux et celles qui peinent et galèrent.

Cette pédagogie de l’espérance, Simon y croyait profondément, et la déployait à chacun de ses cours. Son motto était : quiconque travaille réussira. Il ne se contentait pas de le dire, il prêchait par l’exemple, par un travail acharné de la première à la toute dernière heure de l’année scolaire – ses anciens élèves se souviennent encore qu’il les faisait travailler jusqu’à la dernière cloche… Simon avait le don de rendre meilleurs les gens qui le côtoyaient; cela tenait notamment à sa personnalité humble et effacée (jusqu’à l’extrême).  Oui, Simon, mon ami, a fait de moi une meilleure personne, un meilleur prof. 

Simon s’en est allé de Stan, mais le meilleur de lui continue de fleurir en moi et,  à travers moi et tous les collègues qui l’ont aimé, il continue à vivre et à semer l’espérance dans les cœurs.

Simon était un vrai bon prof. Mais aussi et surtout, Simon, c’était une belle personne. 

Cette belle personne, je m’en ennuie, beaucoup, tous les jours.

Tout Stan aussi, qui ne l’oubliera jamais.

Merci Simon…, chacun trouvera sa voie vers sa propre réussite, que le succès est possible à force d’y croire et d’y travailler. Simon Forget a marqué ainsi durablement toute une génération d’élèves. Nous ne l’oublierons jamais. 

Luc Phaneuf, professeur d’histoire-géographie au Collège Stanislas